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Être auteur : quand l’écriture devient obsession

  • 1 juin 2025
  • 2 min de lecture

L’écriture n’est pas un choix. C’est une obsession qui vole ton sommeil, brûle tes nuits et t’entraîne dans des abysses que tu ne soupçonnais pas. Entrez dans l’envers du décor, là où naissent les ténèbres.



On s’imagine souvent l’écriture comme un doux murmure, une danse tranquille des mots au creux de la nuit. On rêve de ces instants suspendus, où l’inspiration vient comme un souffle léger. Mais personne ne parle du véritable visage de l’écriture : l’obsession. Cette bête sourde qui vous dévore, vous tiraille, vous arrache à la réalité pour vous plonger dans un abîme sans fin.


Je me lève à 3 heures du matin. Pas par choix, mais parce qu’une idée, un fragment d’histoire, hurle dans ma tête, refuse de se taire. Dans la pénombre, j’attrape mon carnet, griffonne des mots qui brûlent mes doigts, avant que le silence ne les efface à jamais. Ces instants volés au sommeil sont mes nuits blanches, mes batailles silencieuses.


Puis il y a ces moments absurdes, presque absurdes, où je me retrouve seule au milieu de la nuit, appareil photo en main, à chercher une image parfaite pour une couverture — une image qui doit capturer l’ombre, l’effroi, la tension. Ce silence pesant, cette solitude, c’est là que l’écriture devient une obsession visuelle, tactile, presque physique.


Et puis, il y a ce jour où j’ai parcouru cinq heures de route pour visiter un abattoir. Un lieu glacé, bruyant, effrayant. Moi, végétarienne, plongeant volontairement dans cette horreur concrète pour capturer la vérité, un détail, une odeur, une émotion à retranscrire dans mes pages. Pourquoi ? Parce que pour écrire l’horreur, il faut parfois plonger dans ses entrailles, humer l’odeur du sang et du métal, écouter les cris étouffés. Pour toucher la vérité du bout des doigts, même si elle déchire l’âme.

Une image nocturne d’un lieu froid et industriel, un abattoir de nuit (sans être trop gore), juste pour suggérer cette plongée dans l’ombre.

Être auteur, c’est ça. Ce n’est pas une passion douce et légère. C’est une obsession dévorante qui ronge les heures, les journées, parfois la raison. On n’écrit pas pour se faire plaisir. On écrit parce qu’on ne peut pas faire autrement. Parce que le silence serait pire que la douleur.

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Laissez l’ombre vous retrouver.

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